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Présence numérique 23 mars 2026 · 11 min de lecture

Communication des dentistes et des kinés sur internet : le guide du site

Vous êtes dentiste ou kinésithérapeute (physiothérapeute en Suisse) et vous préparez le site internet de votre cabinet ? Avant de choisir des couleurs, une question se pose : que pouvez-vous y dire ? En France, la communication des dentistes et des kinés est libre, mais encadrée par leurs règles de déontologie et par les recommandations ordinales. Ce guide réunit ce qu'il faut afficher, ce qui reste interdit, les pages utiles et comment être trouvé sur Google sans enfreindre ces règles.

Accueil lumineux d'une clinique avec comptoir en bois, plantes et salle d'attente vide ; une réceptionniste travaille de dos.
Un espace d'accueil lumineux et calme reçoit les visiteurs.

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📑 Sommaire de l'article

  1. Que peut dire un dentiste ou un kiné sur son site ?
  2. Quelles mentions afficher obligatoirement ?
  3. Titres, spécialités et diplômes : quels mots employer ?
  4. Avis de patients, témoignages et photos : que faut-il éviter ?
  5. Quelles pages prévoir pour un cabinet dentaire ou de kinésithérapie ?
  6. Un design sobre, lisible et rapide
  7. Comment être visible sur Google sans référencement prioritaire ?
  8. Belgique et Suisse : quelles règles suivre ?
  9. Combien coûte le site d'un cabinet ?
  10. Avant de publier : la liste de contrôle
  11. Questions fréquentes

Que peut dire un dentiste ou un kiné sur son site ?

Un chirurgien-dentiste comme un masseur-kinésithérapeute peut informer le public sur ses compétences, son parcours et sa façon d'exercer, par tout moyen. Cette information doit rester loyale et honnête : elle aide le patient à choisir son praticien, elle ne cherche pas à le convaincre.

Une liberté encadrée par la déontologie

La réforme des codes de déontologie des deux professions a ouvert cette liberté. Selon le code de la santé publique, le praticien peut diffuser, par tout moyen, y compris sur un site internet, des informations de nature à aider le patient à choisir son praticien, relatives notamment à ses compétences et pratiques professionnelles, à son parcours professionnel et aux conditions de son exercice.

Les instances ordinales des deux professions ont précisé ces règles dans des recommandations ; les dernières, pour les chirurgiens-dentistes, ont été mises à jour en juin 2026. Elles disent ce qu'on peut montrer et ce qu'il faut éviter.

Ce qui reste interdit

Les deux codes posent des limites proches. Sur votre site comme sur vos réseaux sociaux, écartez :

⚠️ Important

Ces règles valent pour tout ce qui est publié sous votre identité : site, fiche Google, réseaux sociaux.

Quelles mentions afficher obligatoirement ?

Le site doit permettre d'identifier le praticien (titre, inscription, numéro RPPS), indiquer ses honoraires et ses modes de paiement, et porter les mentions exigées de tous les sites professionnels. Le tableau reprend les points cités par les textes et les instances ordinales.

ÉlémentDentisteKiné
Titre, pays d'obtention du diplôme, Ordre d'inscription, code de déontologie applicableObligatoireObligatoire
Numéro RPPSCité parmi les éléments de base des recommandationsDemandé, avec le numéro d'inscription ordinal
Honoraires et modes de paiement acceptésObligatoires ; au moins les actes les plus courants sont recommandésObligatoires, sans comparaison ; fourchettes possibles avec leurs critères
Accessibilité des locauxRecommandéeDemandée
Mention « EI » si vous êtes entrepreneur individuelObligatoireObligatoire
Directeur de la publication et hébergeurObligatoireObligatoire

Les honoraires : une information, pas un argument

Un site qui présente votre activité doit indiquer vos honoraires, les modes de paiement acceptés et les obligations d'accès aux soins sans discrimination (CSS, AME). L'Ordre des dentistes recommande d'afficher au moins les honoraires des actes les plus courants ; pour les kinés, des fourchettes sont possibles si vous en donnez les critères. Présentez-les sobrement : pas de prix barré, pas de remise, pas de comparaison avec un confrère.

Mentions légales et protection des données

La loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) impose à tout site d'identifier son éditeur, le directeur de la publication et l'hébergeur ; si vous exercez en entrepreneur individuel, votre nom est en outre précédé ou suivi de « EI ». Ajoutez une politique de confidentialité conforme au RGPD et une information claire sur les cookies, surtout si votre site recueille des coordonnées par un formulaire.

Titres, spécialités et diplômes : quels mots employer ?

Chaque titre affiché doit correspondre à un diplôme ou à une qualification reconnue. « Chirurgien-dentiste » et « masseur-kinésithérapeute » sont des titres protégés, et le mot « spécialiste » n'est permis qu'aux praticiens qualifiés dans une spécialité dentaire.

Chirurgiens-dentistes : trois spécialités

Il n'existe que trois spécialités : l'orthopédie dento-faciale, la chirurgie orale et la médecine bucco-dentaire, que seuls les spécialistes qualifiés peuvent afficher. Un omnipraticien emploie les formules ordinales, comme « oriente sa pratique aux actes d'orthodontie ». Il peut citer l'implantologie parmi ses actes, sans écrire « spécialisé en implantologie ». Les diplômes universitaires cités sont ceux que reconnaît l'instance ordinale ; une autre formation peut figurer avec la mention qu'elle n'est ni une spécialité ni un diplôme reconnu.

Kinés : un titre protégé et des spécificités reconnues

L'Ordre traite « kiné », « kinésithérapeute » et « physiothérapeute » comme des dérivés du titre protégé de masseur-kinésithérapeute. Seules les spécificités de sa liste et les diplômes universitaires qu'il reconnaît peuvent figurer, avec leur libellé exact, comme « Kinésithérapie du sport ». Pas de « spécialiste », ni de marque ou de méthode présentée comme une spécificité.

La loi prévoit aussi un accès direct, sans prescription médicale, dans certains cadres, comme une maison de santé ou une CPTS d'un département de l'expérimentation (déclaration à l'ARS). N'écrivez qu'on peut venir sans ordonnance que si vous êtes concerné, avec ses limites, dont huit séances au plus sans diagnostic médical.

Avis de patients, témoignages et photos : que faut-il éviter ?

N'affichez ni avis de patients, ni note Google, ni témoignage sur votre site : les deux codes interdisent les témoignages de tiers.

Sur votre fiche Google, une réponse publique qui nomme un patient peut en outre porter atteinte au secret professionnel.

La crédibilité se construit autrement : de vraies photos de vos locaux et des praticiens, des diplômes cités avec leur libellé exact, des explications claires sur le déroulement d'une première séance.

Préférez des images réelles aux banques d'images, et laissez de côté les photos avant/après : elles sont déconseillées aux dentistes, car elles suggèrent au patient un résultat certain.

Quelles pages prévoir pour un cabinet dentaire ou de kinésithérapie ?

Le site internet d'un praticien n'a pas besoin d'être long. Un site vitrine simple, en six blocs, suffit : l'accueil, vos actes, le praticien et l'équipe, les horaires et les honoraires, un moyen de prendre rendez-vous et les mentions obligatoires.

Une page d'accueil qui dit qui, quoi et où

Dès l'arrivée, le visiteur doit lire votre titre, votre ville et la façon de vous joindre : « Claire Martin, chirurgien-dentiste à Lyon » ou « Cabinet de kinésithérapie à Nantes ». Un bouton d'appel et un lien vers votre outil de réservation, visibles sur mobile, font le reste. Pas de carrousel ni de slogan : ici, l'information prime.

Vos soins, décrits sans promesse

Consacrez une rubrique à chaque grand domaine de votre pratique : caries et dévitalisations, prothèses ou parodontologie pour un dentiste ; rééducation après une blessure ou une opération, kinésithérapie respiratoire, prise en charge des enfants ou des sportifs pour un kiné. Expliquez le déroulement, la durée d'une séance et ce qu'il faut apporter, avec des mots simples. Ne promettez pas de résultat : une information loyale décrit le soin, elle n'en annonce pas l'issue.

Le praticien et l'équipe

Le patient veut savoir qui va le soigner. Pour présenter chaque praticien : une vraie photo, le titre, le diplôme (docteur en chirurgie dentaire, diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute) et son pays d'obtention, les formations reconnues et le numéro RPPS.

Adresse, horaires et accessibilité

Un plan, les horaires, un téléphone cliquable, les transports et le stationnement proches, l'accessibilité des locaux aux personnes à mobilité réduite : ces détails évitent bien des appels. Placez les honoraires sur cette page ou sur une page dédiée, facile à trouver depuis le menu.

Téléphone, formulaire et réservation

Proposez trois chemins : le téléphone, un formulaire court et, si votre cabinet utilise déjà un agenda en ligne comme Doctolib, un bouton qui ouvre votre page de réservation. Le formulaire se limite au prénom, à un téléphone ou un email et, au besoin, à un créneau souhaité : jamais le motif de consultation ni l'état de santé. Moins vous recueillez de données de santé, moins vous avez à protéger. Pour les kinés, les recommandations ordinales demandent en outre que cet agenda ne comporte aucune zone de texte libre.

💡 Bon réflexe

Ajoutez sous le formulaire une phrase qui demande de ne joindre ni compte rendu ni ordonnance : vous recevez ainsi seulement ce qu'il faut pour rappeler la personne. Pour comparer les outils, voyez notre guide du système de réservation en ligne.

Un ordinateur portable et un smartphone affichent le site d’un centre dentaire et de kinésithérapie lumineux.
Exemple de site pour un centre dentaire et de kinésithérapie, sur ordinateur et mobile.

Un design sobre, lisible et rapide

Dans ce secteur, le design sert l'information : des bleus, des verts doux et du blanc, qui évoquent la propreté et le calme, les photos réelles de vos locaux, une police lisible d'au moins 16 px et un menu de cinq ou six entrées au plus.

Beaucoup de personnes vous chercheront depuis leur téléphone : contraste suffisant, boutons assez grands pour le doigt et images légères au format WebP rendent les pages utilisables par tous et plus rapides. Notre article sur la vitesse du site et le référencement détaille les vérifications à faire.

Comment être visible sur Google sans référencement prioritaire ?

Un site clair, bien construit et cohérent avec votre fiche Google est indexé normalement par le moteur de recherche. Ce que les deux codes interdisent, c'est d'obtenir, contre paiement ou par tout autre moyen, un référencement qui fasse apparaître votre site en priorité. Côté dentaire, les recommandations ordinales proscrivent le référencement prioritaire, payant ou non ; celles des kinés visent toute prestation qui recherche ce résultat, même gratuite.

Ce qui relève de l'information tient en quatre points :

Sont exclues, en revanche, les annonces payantes pour passer devant vos confrères et toute prestation qui promet la première place.

Belgique et Suisse : quelles règles suivre ?

Ce guide décrit les règles françaises. En Belgique et en Suisse, les dentistes et les kinésithérapeutes ou physiothérapeutes suivent d'autres textes, propres à chaque pays. Avant de publier, renseignez-vous auprès de votre ordre, de votre association ou de votre société professionnelle : ce sont eux qui connaissent les règles de votre profession.

Partout, les mêmes principes de prudence valent : des titres exacts, aucune promesse de résultat, des faits vérifiables plutôt que des slogans.

Combien coûte le site d'un cabinet ?

Le prix des sites internet varie selon la méthode : le créer vous-même, passer par un freelance ou une agence, ou choisir un service clé en main. Le bon choix dépend de votre budget et de votre temps.

Le faire seul ou passer par un prestataire

Avec Wix ou WordPress, vous pouvez créer le site seul (notre comparatif Wix ou WordPress aide à choisir). Il faut ensuite écrire les textes, régler les mentions obligatoires et le tenir à jour. Si vous déléguez, choisissez un prestataire qui connaît le secteur dentaire ou paramédical et ses règles ordinales : un site non conforme engage votre responsabilité, pas la sienne.

L'offre clé en main de WebAutonomos

Avec WebAutonomos, votre site coûte 15 €/mois sans frais d'installation ni engagement, ou 349 € en paiement unique, avec les mêmes services : textes et photos préparés à partir de vos éléments, de votre fiche Google et de vos photos, hébergement, certificat SSL, sauvegardes quotidiennes, maintenance technique, formulaire qui envoie les demandes dans votre messagerie, bouton WhatsApp, textes légaux, optimisation SEO de base et une modification par mois après la mise en ligne. Avec le paiement unique, le site est à vous.

Le domaine est inclus la première année, en .fr si vous exercez en France, puis coûte environ 12 €/an. Vous voyez une démo de votre site en moins de 24 heures, avant de payer ; si elle ne vous convient pas, vous ne payez rien. Pour les réservations, nous ajoutons un simple lien vers l'outil que vous utilisez déjà. Vos numéros RPPS et d'inscription, vos honoraires et vos titres viennent de vous. Pour comparer les budgets, lisez combien coûte un site internet pour un indépendant.

Avant de publier : la liste de contrôle

Avant de publier, contrôlez les éléments suivants :

Ce guide donne des informations générales : pour un cas précis, votre conseil départemental de l'Ordre reste le bon interlocuteur.

❓ Questions fréquentes

Un dentiste a-t-il le droit d'avoir un site internet ?
Oui. Les règles de déontologie des chirurgiens-dentistes les autorisent à informer librement, par tout moyen, y compris sur leur site, sur leurs compétences, leur parcours et leur façon d'exercer. Cette information doit rester loyale et honnête : sans témoignages de tiers, sans comparaison et sans promotion.
Quelles informations doivent figurer sur le site d'un dentiste ou d'un kiné ?
Le titre, le pays d'obtention du diplôme, l'inscription ordinale et les règles de déontologie applicables, les honoraires et les modes de paiement acceptés, la mention « EI » pour un entrepreneur individuel, le directeur de la publication et l'hébergeur. Les recommandations ordinales citent aussi le numéro RPPS et l'accessibilité des locaux ; pour un kiné, le numéro d'inscription ordinal s'y ajoute.
Peut-on afficher des avis de patients sur le site d'un dentiste ?
Non. Les règles de déontologie des dentistes interdisent les témoignages de tiers, et leurs recommandations écartent aussi les notations : ni avis de patients, ni note Google, ni témoignage sur le site. Les kinés sont soumis à la même interdiction des témoignages. Mieux vaut montrer de vraies photos, des titres exacts et des explications claires sur chaque soin.
Un kiné peut-il écrire « spécialiste » sur son site ?
Non. Seules les spécificités de la liste ordinale, comme « Kinésithérapie du sport », et les diplômes universitaires reconnus par l'instance ordinale peuvent figurer, avec leur libellé exact. Une marque ou une méthode ne peut pas davantage être présentée comme une spécificité.
Peut-on prendre rendez-vous depuis le site ?
Oui. Le site peut proposer un bouton d'appel, un formulaire court qui ne demande pas le motif de consultation et, si vous utilisez déjà un outil comme Doctolib, un lien vers votre page de réservation. Avec WebAutonomos, les demandes du formulaire arrivent dans votre messagerie, et un lien renvoie vers votre outil de réservation.
Combien coûte un site pour un dentiste ou un kiné ?
Avec WebAutonomos, 15 €/mois sans frais d'installation ni engagement, ou 349 € en paiement unique, avec les mêmes prestations : conception, textes, hébergement, certificat SSL, maintenance, textes légaux, optimisation SEO de base et une modification par mois. Le domaine est inclus la première année. Vous voyez la démo, prête en moins de 24 heures, avant de payer.
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